44 conseils pour bien écrire pour le web
Lire sur un écran et lire une feuille de papier, ce n’est pas la même chose ! Parce qu’une page web est difficile à lire, parce que les internautes sont impatients et se comportent de manière extrêmement fugitive, il faut adapter son écriture à ce média en étant bref, explicite, informatif.
L’article de Jean-Marc Hardy, publié sur le site www.redaction.be, liste pas moins de 44 conseils pour bien écrire pour le web.

1. Les titres
1. Prévoir impérativement un titre pour chaque page.
Le titre sera :
2. Court
Entre 4 et 10 mots.
Idéalement, le titre devrait tenir sur une seule ligne.
Eliminez tous adjectifs, prépositions, adverbes et circonlocutions non indispensables.
3. Visible
Dans la zone centrale de la page, immédiatement au-dessus du contenu.
Utilisez une taille de caractère supérieure à celle du corps du texte.
Proscrire les italiques, le souligné ou les majuscules
4. Explicite
Au vocabulaire compréhensible par le public visé.
Décrivant le mieux possible le contenu de la page et sa valeur ajoutée
(anticipation du contenu).
Sans acronyme, sigle ou idiomatisme
5. Accrocheur
Invitant à la lecture du contenu, à condition de rester explicite.
Évitez les effets rhétoriques : jeux de mots, ponctuation exclamative, langage promotionnel.
Vérifiez si une phrase avec un verbe ne rend pas le titre plus dynamique.
6. Contenant des mots clés
Les moteurs de recherche tiennent compte du contenu des titres pour indexer les pages web.
Réutilisez ces mots clés dans le corps du texte pour renforcer la cohérence du message.
7. Ayant une signification autonome
Le titre est susceptible d’être repris dans un sommaire interactif. Par le biais d’un moteur de recherche, les internautes peuvent atterrir directement sur la page ; ils devraient pouvoir en comprendre immédiatement la portée.
8. Signifiants (privilégier les premiers mots).
9. Si une date est associée au titre, placez-la après le titre.
2. Les introductions
10. Limitez l’accroche à un seul paragraphe, court.
11. Pour mettre l’accroche en évidence, utilisez la mise en gras ou un fond de couleur distinct, mais jamais le souligné ni les italiques.
12. Résumez l’essentiel de l’information.
L’accroche doit pouvoir être lue comme une « brève ».
A elle seule, elle constitue la base de l’information. Le reste de l’article ne fait qu’apporter plus de détails.
Pour vous aider à résumer l’info, appliquez la technique des « 5 W » qui conduit à répondre aux 5 questions de base que se pose le lecteur : Who ? What ? When ? Where ? Why ?. Autrement dit : qui est concerné ? quelle est la nouvelle, de quoi est-il question ? quand cela s’est-il produit ou quand cela va-t-il se produire ? où ? pourquoi ?
13. Droit au but : évitez d’introduire un sujet par un texte d’accueil inconsistant ou par des précautions d’usage. Appliquez le principe de la « pyramide inversée » qui veut que l’on commence par l’essentiel, pour aller ensuite vers le détail et vers la nuance.
3. Le contenu des articles
14. Découpez l’information en plusieurs paragraphes.
15. Limitez-vous à une seule idée par paragraphe, qui apparaîtra dans la première phrase du paragraphe.
16. Utilisez, si nécessaire, plusieurs blocs d’informations. Déportez l’information complémentaire, spécialisée ou récurrente dans des encadrés spécialisés (par exemple, les chiffres clés, les interviews, les sources, etc.).
17. Utilisez des intertitres, surtout dans les textes longs (plus de 2 000 caractères).
18. Limitez le volume de la page : entre 500 et 4 000 caractères, soit maximum 4 écrans.
19. Mettez les mots clés en gras. Sans abuser.
20. Utilisez les listes à puces ou à numéro, qui donnent du relief à la page.
21. Illustrez votre contenu à l’aide de visuels informatifs.
22. Utilisez des phrases courtes (15-20 mots), au vocabulaire et au style simples, concrets, directs, et concis.
- Entre deux expressions équivalentes, choisissez toujours la plus courte (par exemple, « sauf » plutôt que « à l’exception de »).
- Utilisez la voix active plutôt que passive.
- Remplacez les subordonnées relatives par deux phrases.
- Évitez les phrases accumulant chiffres, sigles, abréviations ou énumérations.
- Évitez les incises, les phrases entre parenthèses, le point-virgule ou les deux-points lorsqu’ils sont utilisés comme un moyen de fournir une information accessoire ou une respiration dans une longue phrase.
23. Évitez le jargon (juridique, administratif, commercial, etc.).
24. Évitez les acronymes et autres abréviations « non universelles », à moins de les avoir explicités dès le début du texte.
25. Adaptez votre ton à votre cible et maintenez un ton cohérent.
26. Pour assurer la pérennité de votre contenu, utilisez des repères temporels absolus (« en décembre 2004» plutôt que « le mois prochain »).
27. Évitez les repères spatiaux propres au support papier, soit textuels (« voir plus loin », « ci-dessous », « susmentionné », « à la page suivante ») ou hiérarchiques (chapitrage tel que I.a, II.a ou a), b), c),…). Ces repères sont étrangers à la navigation hypertextuelle.
Pour les mêmes raisons, n’utilisez pas de notes de bas de page.
4. Les hyperliens
28. Limitez le nombre de liens dans les pages :
- Sept liens maximum recommandé au sein d’une zone de liens groupés à l’extérieur du contenu à consommer.
- Vingt liens maximum, au total, au sein d’une page d’accueil, excepté pour les sites portails.
- Cinq liens maximum dans le contenu lui-même.
29. En règle générale, regroupez les liens en marge ou au bas des articles plutôt que de les intégrer dans le corps même du texte (ce qui constitue une incitation à la digression).
30. Rédigez des hyperliens explicites, donnant une idée précise de vers quoi ils mènent.
Évitez les liens du genre « cliquez ici », « next page ».
31. Les liens ne doivent être ni trop courts (ce qui les rend peu visibles ou peu explicites) ni trop longs (ce qui les rend peu balayables). N’hésitez pas à placer le lien sur plusieurs mots, mais jamais sur un paragraphe entier. Les hyperliens composés de 3 à 5 mots fonctionnent parfaitement.
32. Évitez les liens redondants, qui donnent accès au même contenu.
33. Veillez à assurer la correspondance de l’intitulé du lien et du titre de la page de destination.
34. Accompagnez volontiers le lien d’une courte description textuelle plus précise. Notez qu’en HTML, vous pouvez éventuellement associer un attribut TITLE au lien (description complémentaire, plus explicite, qui s’affiche au survol de la souris).
35. Assurez-vous que vos hyperliens sont discriminants. Les liens, surtout contigus, doivent pouvoir être clairement différenciés. Par exemple, ne faites pas se côtoyer un lien « Nouveautés » et un lien « Actualités »… ou rendez-les plus explicites… « Nouveautés sur le site » et « Communiqués de presse ».
36. Utilisez de préférence les couleurs standards (bleu pour les liens non visités et pourpre pour les liens visités). Dans tous les cas, utilisez des couleurs différentes pour les liens visités et non visités.
37. Soulignez les liens. Seule exception acceptable : les liens contenus dans l’interface de navigation, lorsque le design graphique rend le caractère interactif évident.
38. Inversement, ne soulignez pas du texte non interactif.
39. Sauf exception (fichiers PDF volumineux, applications informatiques,…), évitez que les liens ouvrent une nouvelle fenêtre, du moins pour tout contenu appartenant au même site.
40. Mentionnez toujours à l’internaute qu’un lien ouvre du contenu autre qu’une page web (PDF, document Word, etc.).
41. Prévoyez toujours une alternative hypertexte dans le cas des liens sur des images.
5. Les images
42. Associez à vos images un texte alternatif. Il s’agit d’un équivalent textuel, descriptif et concis, visible au survol de la souris.
43. Privilégiez les images à caractère informatif.
44. Chaque fois que c’est possible, prévoyez une légende, concise et donnant du sens à l’image.
Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous :
www.maccimum.fr (communication globale, tous medias, tous supports).
À lire également :
- Pourquoi le web nécessite un style d’écriture différent ?
- Bien maîtriser la technique de la pyramide inversée
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Merci pour cette check-list assez complète et bien pratique sur le sujet.
On ne dira jamais assez que l’orthographe, la grammaire et la conjugaison sont de toute première importance. Chaque faute d’orthographe vous discrédite !
Je crois qu’il faut connaître les règles de base — surtout lorsqu’on commence à écrire pour le web — mais ces règles ne doivent pas être trop rigides…. L’essentiel, c’est avant tout d’avoir son propre style et un peu de bon sens. Si en plus, on à de l’imagination, alors là, c’est le succès assuré… à condition toutefois, de bénéficier d’une bonne visibilité sur la toile !
On peut également commencer son article par un slogan placé bien en vu, en haut de page… et si possible ce slogan doit comprendre les mots clés principaux de l’article. On fait ainsi d’une pierre deux coups : on attire l’attention du lecteur sans oublier les moteurs de recherche!
Je ne travaille plus pour Google, j’écris pour de vrais gens.
Les robots vous lisent, les gens vous comprennent.